J'irai hurler ma colère
loin de la falaise, au coeur de la rivière
je détruirai avec mes mains qui tremblent,
les châteaux de sables qui abritaient nos rêves
Et voilà, c'est moi qui meure à l'heure de l'aube fière,
Ma chute de mes fadaises, tués au c½ur de ma panthère
Point de souvenir à nos demains qui flambent
Notre amour, a présent n'est que trêve
j'écraserai les pétales que nous avons caressés
j'effacerai tes caresses de mon corps
je garderai les bleus que tu as dessiné sur mon visage
Comme un abri de cartes quand le vent se lève
Notre amour, notre présent, sous le sabre crèvent
La marguerite de chagrin est broyée
Je t'oublierai, sûrement
j'oublierai mon inquiétude a ton égard, lors de tes voyages
j'irai hurler ma colère dans les bois
comme ces loups qui meurent de froid
Solitude des terrasses de gares, ma déesse tourne la Page
Un cri dans l'air annonce la mort du roi
Je serre les dents comme un jaloux au c½ur froid
Avons nous seulement eu tord ?